Étiquettes

, , , ,

L’arrivée d’un nombre plus important d’exilé-e-s en Europe a provoqué un élan de solidarité, des volontaires se mobilisant de Calais à la Grèce, tandis que des moyens privés de sauvetage en mer se mettaient en place pour pallier aux carences des État et de l’Union européenne.

En lien avec la mise en place des hotspots en Grèce et en Italie, principaux pays d’entrée dans l’Union européenne, celle-ci veut contrôler cette solidarité, et criminaliser celle qui ne serait pas contrôlée.

C’est ce que révèle l’ONG Statewatch à partir de documents de travail de l’Union européenne :

http://www.statewatch.org/news/2016/jan/eu-med-crisis-criminalising-civil-society.htm

Voir aussi un article en français :

http://fr.newsmonkey.be/article/960

Il s’agit de faire disparaître du cadre européen la référence à la non-pénalisation de l’aide humanitaire, contraindre les associations et les volontaires à s’enregistrer pour aider, relier le sauvetage en mer avec les hotspots, c’est-à-dire faire collaborer les aidants solidaires au fonctionnement des centres de tri qui ont pour fonction de déterminer de manière sommaire qui relève de l’asile et qui doit être expulsé du territoire européen.

Ces mesures sont déjà en œuvre en Grèce depuis ce mois de janvier. Elle font écho à l’aggravation des pressions sur les aidants solidaires en France (voir ici, ici, ici et ).