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La Suisse est le principal pays qui renvoie des demandeurs d’asile vers l’Italie dans le cadre du règlement Dublin III (qui concerne la détermination du pays européen responsable de traité la demande d’asile d’une personne). C’est pourquoi l’Organisation Suisse d’Aide aux Réfugiés a étudié de manière détaillée les conditions d’accueil et d’accès aux droits des demandeurs d’asiles et réfugiés en Italie.

C’est un non-accueil qui est décrit. Délais d’enregistrement et d’instruction de la demande, carences de l’hébergement entrainant des difficultés d’accès à d’autres droits comme la santé et des situations de dénuement matériel, carences dans la prise en compte des personnes vulnérables, pour ce qui est des demandeurs d’asile. Quand aux réfugiés et aux bénéficiaires de la protection subsidiaire, ils bénéficient d’un accompagnement insuffisant pour leur permettre généralement d’accéder à un emploi, dans un contexte où le système social est peu développé, les solidarités familiales jouant en Italie le rôle de filet de sécurité en cas de difficulté.

Le rapport détaille les droits fondamentaux qui sont violés dans cette situation. C’est vers cette situation de violation des droits que sont renvoyés les demandeurs d’asile et réfugiés dans le cadre du règlement Dublin III.

Ce rapport revêt une importance particulière au moment où l’Italie reprend, après l’avoir suspendue pendant un an, la prise d’empreinte systématique des exilés arrivant franchissant ses frontières, ce qui en fait dans la majorité des cas le pays responsable de l’examen de leur demande d’asile.

Vous pouvez télécharger le rapport « Italie : conditions d’accueil ».