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Le week-end dernier, la réouverture du centre de rétention de Lampedusa était annoncé. De fait il y avait des travaux sur le site, sans doute pour le remettre en état.

Un bateau de la guardia civil espagnole est également apparu dans le port, prélude possible de l’opération Frontex Plus qui doit démarrer le 1er novembre.

Et la fin de l’opération Mare Nostrum de la marine italienne semble se confirmer.

Simple changement de nom et de personnel (les gardes-frontières de différents pays européens opérant dans le cadre de Frontex remplaçant les marins italiens de Mare Nostrum) ?

Pas seulement. Les navires de Mare Nostrum allaient à la rencontre des bateaux d’exilés en perdition dans les eaux internationales, voire dans les eaux libyennes, et ramenaient les personnes en Sicile et dans le sud de l’Italie. Frontex a dit et répété ces jours derniers que sa mission n’était pas de faire du sauvetage en mer, mais de surveiller les frontières extérieures de l’Union européenne. On peut donc penser que ses bateaux resteront à la limite des eaux territoriales italiennes. Les navires des gardes-côtes étant plus petits, ils ne pourront pas ramener les exilés jusqu’en Sicile, mais les emmèneront plus probablement à Lampedusa, d’où la réouverture du centre de rétention.

Surtout, la question du sauvetage est posée : si elle n’est pas résolue – et rien n’indique qu’il soit prévu de la résoudre – on risque d’assister à une augmentation dramatique du nombre de naufrages et de morts.

 

Lampedusa 6 octobre guardia civil

6 octobre. Ce bateau de la guardia civil espagnole est dans le port de Lampedusa depuis le début du week-end.

Lampedusa 6 octobre centre rétention 1

Lampedusa 6 octobre centre rétention 3Le centre de rétention de Lampedusa, isolé au bout d’un vallon.